Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, le chef rebelle affirme que « le régime de Kinshasa a, une fois de plus, foulé aux pieds le cessez-le-feu en déclenchant une offensive généralisée ». Il évoque une opération « coordonnée et étendue », qu’il interprète comme un choix assumé de l’option militaire par les autorités congolaises.
Bertrand Bisimwa déplore également l’absence de réaction de la communauté internationale. « Aucune réprimande publique, aucune condamnation », regrette-t-il, exprimant sa « profonde préoccupation » face au silence des acteurs internationaux censés veiller au respect du cessez-le-feu.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de reprise des combats sur le terrain. Selon plusieurs sources locales, les combattants Wazalendo, appuyés par les Forces armées de la République démocratique du Congo, ont repris au cours de la semaine plusieurs villages précédemment occupés par le M23 dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu.
Par ailleurs, des bombardements survenus mardi auraient causé la mort de plusieurs officiers de la rébellion, parmi lesquels Willy Ngoma, présenté comme le porte-parole militaire du mouvement.
Dans cette région déjà fragilisée, les affrontements persistants entre les rebelles de l’AFC/M23 et les forces gouvernementales continuent d’aggraver une situation sécuritaire et humanitaire jugée préoccupante.
Il convient de souligner qu'aucune réaction officielle du gouvernement de Kinshasa n’était disponible au moment de la publication.
Grâce MAUA

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