Il s’agit de Samy Mukobo et de Musubao Kamate Misimbo, respectivement président et vice-président de la FEC dans cette localité. Après leur interpellation, les deux hommes auraient été conduits à Kirumba, où ils seraient toujours détenus.
Selon les premières informations disponibles, ces responsables économiques sont soupçonnés d’entretenir des liens avec les groupes d’autodéfense communément appelés Wazalendo. Toutefois, aucune communication officielle ni preuve n’a été présentée jusqu’à présent pour confirmer ces accusations.
Cette arrestation suscite des réactions au sein de la société civile locale et des organisations de défense des droits humains. Plusieurs acteurs dénoncent une série d’interpellations visant des civils dans les zones sous contrôle rebelle. Ils appellent notamment au respect des droits fondamentaux des personnes arrêtées, conformément aux principes du droit international humanitaire.
Ces inquiétudes sont renforcées par des incidents similaires survenus récemment dans la région. Il y a quelques jours, un infirmier responsable du centre de santé de Kalembe ainsi qu’un coordinateur local de la Croix-Rouge de la RDC avaient également été arrêtés par les mêmes rebelles pour des accusations comparables.
Pour plusieurs leaders communautaires, la répétition de ces arrestations risque d’accroître la peur parmi les populations civiles et les acteurs humanitaires qui poursuivent leurs activités dans un contexte sécuritaire déjà fragile.
Rédaction

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!