Cette peur commence à peser sur l'économie locale. Le chef du groupement Wassa, Mwami Katiabo Mayani Henri Serge, affirme que de nombreux agriculteurs ont renoncé à se rendre dans leurs champs, pourtant principale source de revenus et de subsistance des ménages.
« La présence de ce léopard est aujourd'hui une véritable source d'insécurité pour notre population. Les habitants n'osent plus se rendre dans leurs champs, de peur de rencontrer cet animal sauvage », déplore l'autorité coutumière.
Dans cette entité largement dépendante de l'agriculture, l'abandon progressif des activités champêtres fait craindre une dégradation rapide des conditions de vie. Le responsable coutumier avertit qu'une baisse de la production agricole pourrait rapidement déboucher sur une crise alimentaire si la situation perdure.
« Si les cultivateurs continuent à rester chez eux, nous risquons de faire face à une crise alimentaire. Les familles vivent essentiellement de l'agriculture et cette peur empêche déjà plusieurs personnes de travailler leurs terres », prévient-il.
Face à cette situation, Mwami Katiabo Mayani Henri Serge appelle les services et organisations chargés de la protection de la faune et de l'environnement à intervenir sans délai. Il plaide pour la capture du félin et sa relocalisation dans son habitat naturel, notamment au Parc national de Maiko, situé à proximité.
Selon lui, une intervention rapide permettrait à la fois d'assurer la sécurité des populations, de préserver cet animal sauvage et d'éviter de nouveaux incidents dans cette partie du territoire de Walikale.
Rédaction

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