Selon des informations relayées ce mardi 16 juin 2026 par le journaliste Daniel Mushimboro, sur son compte X, des sources locales contactées à Goma dont certaines seraient proches de la coalition rebelle AFC/M23-RDF décrivent une dégradation préoccupante du contexte sécuritaire dans la région.
Des projets d’attaques contre Beni et Butembo
D’après l’une de ces sources, des mouvements au sein de la rébellion auraient pour objectif de préparer des opérations contre le Grand Nord : « Lorsqu’une autorité du M23 a été envoyée dans le Grand Nord, c’était pour nouer des collaborations avec les ADF en vue d’attaques contre Beni et Butembo avant la fin du mois de juin 2026. Ce plan vise à monter la population contre le gouvernement et contre l’armée, afin de faire passer les rebelles pour des sauveurs. »
Cette même source évoque également des réorganisations logistiques et militaires dans les zones sous influence rebelle, impliquant notamment d’autres groupes armés.
« L’un des administrateurs rebelles permettra une présence accrue des FDLR ainsi que la mise en place d’une base militaire qui servirait de point de repli en cas d’échec des opérations sur Beni et Butembo », ajoute-t-elle.
Goma : accusations de militarisation de certains sites privés
À Goma, d’autres témoignages font état d’une utilisation présumée de biens privés à des fins militaires. Selon une source locale interrogée : « Plusieurs maisons et concessions dans la ville de Goma serviraient actuellement de lieux de formation et de cantonnement. »
Ces allégations, difficiles à vérifier de manière indépendante, s’inscrivent dans un climat de tension persistant dans la capitale provinciale du Nord-Kivu.
Des accusations d’exactions dans des lieux de détention
Les accusations les plus graves concernent toutefois les centres de détention attribués à la rébellion. Une source affirme que :
« La prison de Muzenze et le centre de détention connu sous le nom de Chien Méchant sont devenus des mouroirs. Chaque jour, plus de trente cadavres seraient transportés puis jetés dans le lac Kivu, vers Bosco-Lac et le Lac Vert. Certains de ces corps remontent régulièrement à la surface. »
Ces propos, qui n’ont pas pu être corroborés de manière indépendante, décrivent des conditions de détention particulièrement alarmantes.
Appels à une enquête indépendante
Face à la gravité de ces allégations, plusieurs observateurs, dont l’ONG Human Rights Watch (HRW), estiment qu’une enquête indépendante serait nécessaire afin d’établir les faits et de faire toute la lumière sur la situation dans les zones concernées.
Dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement volatile, ces accusations viennent accentuer les inquiétudes sur l’évolution de la crise dans l’Est de la RDC.
Gloire MALUMBA.K

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