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SOCIÉTÉ

Nord-Kivu : des combattants Wazalendo accusés de violations des droits humains à Manguredjipa

Dans un contexte sécuritaire déjà fragile, de graves accusations de violations des droits humains visent certains combattants Wazalendo opérant à Manguredjipa, dans le secteur des Bapere, territoire de Lubero, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Photo d'illustration
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Les faits, dénoncés ce lundi 19 janvier 2026 par la société civile locale, seraient liés à l’exécution des travaux communautaires obligatoires, communément appelés salongo. Selon cette structure citoyenne, des arrestations arbitraires seraient régulièrement enregistrées chaque jeudi, journée officiellement consacrée à ces travaux.

Des habitants accusés de ne pas avoir participé au salongo ou incapables de présenter un jeton attestant leur présence seraient interpellés sans respect des procédures légales en vigueur. La société civile affirme en outre que certaines personnes arrêtées seraient détenues dans des cachots clandestins ne relevant d’aucune autorité judiciaire légalement reconnue.

Ces lieux de détention seraient administrés par des éléments se réclamant des Wazalendo, assimilés pour la plupart à des groupes armés Maï-Maï actifs dans la zone. Pour les acteurs locaux, ces pratiques constituent de graves atteintes aux libertés fondamentales, notamment au droit à la liberté individuelle, au respect de la dignité humaine et à une procédure judiciaire régulière.

Face à cette situation jugée alarmante, Kagheni Samuel, président de la société civile du secteur des Bapere, appelle les autorités judiciaires et administratives à intervenir en urgence afin de mettre fin aux arrestations arbitraires, fermer les cachots illégaux et garantir la protection des civils contre toute forme d’abus. Il met en garde contre les conséquences de ces dérives, susceptibles d’aggraver la méfiance entre la population et les forces censées assurer sa sécurité.

« La population ne doit pas être prise en étau entre l’insécurité et ceux qui sont censés la protéger », insiste-t-il.

Manguredjipa évolue dans un environnement sécuritaire particulièrement complexe, marqué par la présence conjointe des Forces armées de la RDC (FARDC), de l’armée ougandaise (UPDF) et de plusieurs groupes armés Maï-Maï, dont certains se revendiquent du mouvement Wazalendo.

Ces groupes ont été mobilisés pour appuyer les FARDC dans les opérations militaires contre les rebelles ADF-MTM, responsables de nombreuses attaques meurtrières contre les civils depuis 2024. Des violences récurrentes qui ont plongé la population locale dans un climat de deuil permanent et d’insécurité persistante.


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