PRESSE ACTU est votre média de référence pour les actualités congolaises et internationales. Politique, économie, culture, sport et bien plus.

JUSTICE

Nord-Kivu : deux militaires des FARDC condamnés à mort et à sept ans de prison pour meurtre et viol

Dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, la justice militaire a condamné deux soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), poursuivis dans deux affaires distinctes de meurtre et de violences sexuelles. Le premier a été condamné à la peine de mort pour un triple meurtre, tandis que le second a écopé de sept ans de servitude pénale pour le viol d’un mineur de 15 ans.

Lors du procès.
Lors du procès.

Les verdicts ont été rendus lundi 17 août par le Tribunal militaire de garnison de Butembo, siégeant en chambre foraine à Kipese, dans la chefferie des Baswagha. Quatre dossiers impliquant des militaires des FARDC figuraient au rôle de cette audience publique, organisée dans une zone affectée par les violences.

Dans le premier dossier, Byamungu Mparara Belcher de Fuma, présenté comme un élément du 333e bataillon de la Force navale, était poursuivi pour le meurtre de trois personnes, dont son épouse, son fils et son supérieur hiérarchique. À l’issue de l’examen du dossier, le tribunal l’a condamné à la peine de mort.

Le second jugement concernait Furaisha Mawusu Mpoms, sergent de deuxième classe de la 33e brigade. Il était poursuivi pour des violences sexuelles commises sur un mineur âgé de 15 ans. La juridiction militaire l’a condamné à sept ans de servitude pénale et au paiement de 5 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts.

Les deux autres affaires inscrites au rôle, portant notamment sur des faits présumés de tentative de viol et de meurtre, n’ont pas encore été tranchées. Le tribunal les a renvoyées à une audience ultérieure et ordonné une descente sur le terrain afin de procéder à des vérifications complémentaires.

La tenue de cette audience foraine a été saluée par la Société civile Forces vives, noyau de Kipese. Pour cette structure citoyenne, la présence de la justice dans une zone située sur la ligne de front constitue un moyen de rapprocher les juridictions des populations et de renforcer la lutte contre l’impunité.

Elle appelle les autorités judiciaires et militaires à multiplier ce type d’audiences dans les zones affectées par les conflits, tout en garantissant les droits de la défense et les conditions d’un procès équitable.


Rédaction

LA REDACTION

Commentaires (0)

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont indiqués *

Articles similaires