Parmi ces victimes, six personnes auraient perdu la vie le vendredi 2 janvier 2026, après qu’une position occupée par l’AFC-M23, implantée au cœur d’une zone habitée, a été touchée par une frappe aérienne attribuée à l’armée congolaise. Les victimes, toutes civiles, ont été transférées puis enterrées à Goma, sans que leurs familles n’aient donné leur consentement.
La cérémonie funéraire s’est déroulée au stade de l’Unité, à Goma. À cette occasion, 22 cercueils ont été alignés devant le public, sans communication claire sur l’identité exacte des victimes ni sur les circonstances précises de leur décès. Lors de son intervention, l’administrateur du territoire de Masisi n’a fait mention que de six personnes récemment tuées, laissant planer des zones d’ombre sur les autres corps présentés.
Profitant de cette tribune, les responsables de l’AFC-M23 ont tenu le gouvernement congolais pour responsable de ce bombardement, l’accusant d’avoir violé les engagements de cessez-le-feu.
Dans son allocution, Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC-M23, a dénoncé ce qu’il qualifie de frappes indiscriminées menées par les forces loyalistes. « Nous interpellons la communauté nationale et internationale sur les violations répétées du cessez-le-feu par le pouvoir de Kinshasa. Une fois de plus, des civils ont été frappés sans discernement », a-t-il affirmé.
Présentes à la cérémonie, plusieurs familles endeuillées ont exprimé leur douleur et leur indignation, estimant que les dépouilles de leurs proches ont été déplacées et enterrées sans leur accord. « Nos frères ont été tués parce que des positions militaires ont été installées au milieu de la population. Ensuite, leurs corps ont été amenés de force à Goma. Nous demandons justice et la fin de cette guerre qui nous fait souffrir depuis trop longtemps », a confié un proche des victimes.
De son côté, le pasteur ayant officié lors de la célébration religieuse a appelé à une solution pacifique au conflit, exhortant les parties belligérantes à privilégier le dialogue afin de mettre fin aux pertes en vies humaines.
Bien que l’administration locale de Masisi n’ait reconnu officiellement que six morts liés au bombardement du 2 janvier, la présence de 22 cercueils a été justifiée par les organisateurs, qui affirment qu’il s’agissait également de victimes d’attaques antérieures.
Les enterrements ont finalement eu lieu au cimetière de Makao II, situé dans le groupement Kamuronza, en territoire de Masisi, à quelques kilomètres à l’ouest de la ville de Goma.
Rédaction

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