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SÉCURITÉ

Nord-Kivu : le PDDRCS exhorte les groupes armés au désarmement volontaire à Butembo et Lubero

Face à la recrudescence des violences armées dans le Grand Nord-Kivu, le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (PDDRCS) lance un appel pressant aux groupes armés de Butembo et Lubero pour un désarmement volontaire, présenté comme une étape clé vers le retour de la paix et de la stabilité.

Photo d'illustration
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Dans un contexte sécuritaire marqué par une recrudescence des violences armées, le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (PDDRCS) pour l’axe Butembo-Lubero, au Nord-Kivu, a lancé un appel solennel, dimanche 11 janvier 2026, à tous les porteurs d’armes. L’objectif affiché est clair : obtenir un désarmement volontaire afin de mettre fin aux violences meurtrières et de favoriser un retour progressif à la paix dans cette partie de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Cet appel intervient alors que la province traverse une période de forte tension, aggravée par de récents affrontements entre groupes armés, notamment des éléments se réclamant des Wazalendo, dans plusieurs localités. Ces combats ont accentué l’instabilité sécuritaire et provoqué d’importantes conséquences humanitaires, exposant les populations civiles à des déplacements forcés, à l’insécurité permanente et à des pertes en vies humaines.

Pour le PDDRCS, la situation exige une réponse urgente. S’exprimant à cette occasion, Éric Katembo Masinda, chef d’antenne du programme à Butembo-Lubero, a souligné le caractère stratégique de cette initiative. Il a estimé que le désarmement des miliciens et des groupes armés constitue un préalable incontournable à toute stabilisation durable de la ville de Butembo et du territoire de Lubero, régulièrement secoués par des violences armées.

Le responsable du PDDRCS s’est également dit profondément préoccupé par la circulation incontrôlée d’hommes armés dans les rues de Butembo. Selon lui, cette présence armée permanente alimente un climat de peur et d’insécurité généralisée. « La présence d’individus armés, sans encadrement ni contrôle, est à l’origine de nombreuses pertes en vies humaines et de souffrances indescriptibles. Cette violence est inacceptable et doit cesser », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, le PDDRCS se veut toutefois porteur d’une alternative pacifique. Éric Katembo Masinda a assuré que le programme reste ouvert à tous ceux qui souhaitent abandonner la lutte armée. Des mécanismes d’accueil sécurisés, a-t-il précisé, sont prévus pour accompagner les ex-combattants dans un processus de démobilisation et de réintégration au sein de leurs communautés. « Le PDDRCS offre un cadre sûr pour le retour à la paix. Toute personne qui choisira de déposer les armes sera accueillie avec dignité et accompagnée pour une réinsertion réussie au sein de la société », a-t-il affirmé.

Alors que les populations de Butembo et de Lubero continuent de vivre dans une angoisse quasi permanente, cet appel au désarmement survient à un moment critique. À travers cette initiative, le PDDRCS espère contribuer à la réduction des violences, à la prévention de nouvelles pertes en vies humaines et au rétablissement progressif de la stabilité dans ces zones durement éprouvées par des années de conflits armés.

Dans les prochaines semaines, des actions de sensibilisation et des campagnes d’information sont annoncées afin d’inciter les groupes armés à répondre favorablement à cet appel. Reste à savoir si les miliciens accepteront cette main tendue et s’engageront réellement sur la voie du désarmement et de la paix.


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