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SÉCURITÉ

Nord-Kivu : le bilan de l’attaque des ADF à Mausa s’alourdit, plusieurs villages désertés

Le bilan de l’attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), survenue le mardi 14 janvier 2026 au village de Mausa, dans le groupement Mwenye, chefferie des Baswagha, territoire de Lubero (Nord-Kivu), a été revu à la hausse. Sept civils ont désormais été tués à l’arme blanche, contre cinq initialement annoncés, dans un contexte sécuritaire toujours plus tendu.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.


Cette révision fait suite à la découverte, dans la soirée du vendredi 16 janvier, de deux corps sans vie retrouvés dans des broussailles, à environ un kilomètre de Mausa.

 Selon des sources locales, il s’agirait de civils portés disparus lors de l’attaque. Parmi les victimes figure notamment un pasteur de l’église EERA. Dans la même région, une femme a également été enlevée vendredi soir alors qu’elle se trouvait dans son champ. Depuis, elle reste introuvable.

Face à la recrudescence des violences, plusieurs villages du groupement Mwenye, dont Mausa, Sinzambalé, Kilonge et Losé, se sont vidés de leurs habitants. Craignant de nouvelles attaques, les populations ont fui vers des zones supposées plus sécurisées. Conséquence directe : les activités scolaires, agricoles et sanitaires sont à l’arrêt.

Réagissant à cette situation, Prince Kasyano, président du Conseil local de la jeunesse du groupement Mwenye, appelle le gouvernement provincial à déployer des militaires de la coalition FARDC-UPDF dans la zone. Il affirme que la population n’a plus confiance dans les groupes armés actuellement présents sur le terrain.

En l’espace de quelques jours, une dizaine de personnes ont été tuées dans les groupements Mwenye et Manzia lors de différentes attaques attribuées aux ADF.
Par ailleurs, une nouvelle attaque imputée à ce même groupe armé a été signalée ce samedi dans le village de Pokiya, situé à une quinzaine de kilomètres de Kaheku.

Des sources locales font état de la mort de plus de cinq civils, de plusieurs enlèvements et d’importants dégâts matériels. Le bilan exact reste à confirmer.

Enfin, à la suite de ces événements, les habitants de Kaheku ont, eux aussi, fui leurs villages en direction de Njiapanda, une zone jugée plus sûre.


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