Mais cette reprise reste fragile. Plusieurs exploitants agricoles ne peuvent toujours pas accéder à leurs terres en raison de l’insécurité persistante dans la zone. Selon Prince Kasyano, président du Conseil local de la jeunesse du groupement Mwenye, de nombreuses familles vivent encore éloignées de leurs villages, tandis que celles qui ont regagné leurs habitations font face à un déficit important de moyens de production.
Le principal obstacle concerne aujourd’hui les semences, notamment celles du haricot. Une partie des réserves agricoles des ménages a été détruite ou abandonnée pendant les déplacements, alors que d’autres stocks ont été pillés lors des attaques armées. Cette situation fait craindre aux agriculteurs de manquer la prochaine campagne, avec un risque d’aggravation de l’insécurité alimentaire dans la région.
Face à l’urgence, le responsable de la jeunesse appelle les autorités agricoles, les dirigeants provinciaux ainsi que les partenaires humanitaires à apporter un soutien rapide aux producteurs de Mwenye. Il plaide pour la fourniture de semences de haricot et d’autres intrants agricoles afin de permettre aux familles de relancer leurs activités.
Pour les acteurs locaux, la relance agricole demeure étroitement liée au rétablissement durable de la sécurité. Un accompagnement adapté des agriculteurs pourrait favoriser le retour des populations déplacées et contribuer à renforcer la résilience alimentaire dans ce groupement du territoire de Lubero.
Maua Grâce

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