Maintenue malgré un contexte sécuritaire préoccupant, cette opération est jugée essentielle par les autorités sanitaires. Elle vise à protéger les enfants contre le poliovirus et à renforcer leur système immunitaire, dans une province régulièrement confrontée à des crises sanitaires.
Placée sous la coordination de la Division provinciale de la santé du Nord-Kivu (DPS/NK), en collaboration avec les autorités locales et les partenaires du secteur, cette campagne s’inscrit dans une stratégie plus large d’amélioration de la santé infantile.
Sur le terrain, plusieurs défis persistent. À Goma, les responsables sanitaires évoquent notamment l’insécurité dans certaines zones, où les affrontements entre groupes armés limitent l’accès des équipes de vaccination. « L’insécurité est grandissante dans certains coins de la province et influence négativement l’accessibilité des enfants à la vaccination », a indiqué le chef de la DPS/NK.
À ces difficultés s’ajoute la pression d’autres épidémies, telles que le mpox, la rougeole ou encore le choléra, qui mobilisent déjà les ressources sanitaires disponibles.
Malgré ces contraintes, les autorités se veulent rassurantes. Elles affirment rester pleinement engagées pour atteindre les enfants ciblés. « Nous sommes déterminés à accompagner ces enfants », assure le responsable provincial.
Cependant, la campagne prévoit l’administration simultanée de deux types de vaccins, le nVPO2 et le VPOb. Elle sera menée en stratégie porte-à-porte sur l’ensemble du territoire provincial, aux heures habituelles de la journée.
Les autorités appellent à une mobilisation générale de la population. « Où que vous soyez dans la province, vous avez un rôle à jouer. Ensemble, nous devons nous assurer qu’aucun enfant n’est oublié », insistent-elles.
De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) explique le retard observé dans le lancement de la campagne par des contraintes logistiques. L’institution rappelle que d’autres provinces ont déjà conduit des opérations similaires et se trouvent désormais en phase d’évaluation.
La République démocratique du Congo fait face depuis plus de neuf ans à une épidémie de poliovirus variant. Les autorités sanitaires soulignent que ce virus, hautement transmissible, ne connaît pas de frontières et peut se propager rapidement d’une région à une autre.
Enfin, les familles sont invitées à faciliter le travail des équipes déployées sur le terrain, en accueillant les agents de santé et les relais communautaires chargés de vacciner les enfants à domicile et d’assurer le suivi des opérations.
MKG

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