Selon des sources locales, la frappe a touché une zone où résident plusieurs responsables liés à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et au Mouvement du 23 mars (M23). La proximité de la résidence touchée avec celle de la famille de l’ancien président Joseph Kabila alimente les interrogations sur la véritable cible de l’opération.
D’après l’AFC et le M23, l’attaque aurait visé plusieurs figures importantes du mouvement, notamment Joseph Kabila, Corneille Nangaa et Sultani Makenga. Un responsable du mouvement affirme que les frappes visaient à décapiter la direction, tout en assurant que les premières vérifications indiquent que les principaux dirigeants seraient en sécurité.
Le bilan provisoire fait état d’au moins trois morts et de plusieurs blessés. Parmi les victimes figure un membre du personnel de l’UNICEF, dont les circonstances exactes du décès restent à préciser. Les explosions ont également causé d’importants dégâts matériels, endommageant plusieurs habitations dans ce quartier résidentiel généralement calme.
Cette attaque intervient dans un contexte de fortes tensions dans l’est de la République démocratique du Congo, où les combats entre l’armée congolaise et le M23 continuent d’alimenter une crise sécuritaire et humanitaire majeure. L’utilisation de drones illustre une évolution des méthodes militaires, permettant des frappes ciblées contre des personnalités ou des infrastructures stratégiques, ce qui accroît l’inquiétude au sein des populations locales.
Les autorités locales ainsi que plusieurs organisations internationales ont annoncé l’ouverture d’enquêtes afin de déterminer l’origine du drone, d’identifier les responsables et de confirmer les véritables cibles de l’attaque. Aucune revendication officielle n’a été enregistrée à ce stade.
Grâce MAUA

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!