Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les assaillants, répartis en petits groupes, auraient contourné certaines positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) avant de se disperser dans la zone. Au cours de leur passage, ils ont semé la panique parmi les habitants et emporté plusieurs bêtes, notamment des chèvres et un mouton appartenant à un particulier. Aucune perte en vies humaines n’a toutefois été signalée.
Un rescapé affirme que les assaillants sont arrivés vers 21 heures, vêtus de tenues militaires. Selon lui, certains parlaient le kiswahili, le kinande et le lingala.
> « Ils nous ont demandé où se trouvait la position militaire et à quelle distance elle était. Après leur avoir répondu, ils m’ont réclamé mon téléphone. Je le leur ai remis avant de réussir à m’échapper pour alerter les autres habitants », a-t-il témoigné.
D’après ce survivant, les assaillants auraient également évoqué le paiement de prétendus « jetons » pour l’occupation des champs et des parcelles. D’autres sources indiquent que l’intervention rapide des forces de défense et de sécurité a permis de mettre en échec leur opération. Cette situation a néanmoins provoqué le déplacement de plusieurs habitants vers des zones jugées plus sûres.
Cette nouvelle attaque intervient quelques jours après la libération d’un jeune garçon, identifié sous le nom d’Omari, qui avait été enlevé lors d’une embuscade tendue dimanche dernier au PK 13.
Maua Grace.

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