Cette manne financière repose sur la prise de contrôle, depuis septembre 2025, de 45 sites miniers situés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces gisements produisent principalement du coltan, de la cassitérite et de l’or. À ces revenus s’ajoutent les taxes imposées aux commerçants locaux ainsi que les recettes douanières perçues aux postes-frontières.
Le Rwanda constitue le principal débouché de ces minerais. D’après les données commerciales internationales, Kigali a exporté près de quatre fois plus de tantale au premier semestre 2025 qu’au cours de la même période en 2024.
L’Initiative pour la transparence de la chaîne d’approvisionnement des minerais (ITSCI) attribue cette progression à la prise de contrôle du site minier de Rubaya par la rébellion.
Dans le même temps, les exportations d’or du Rwanda ont atteint 1,5 milliard de dollars en 2024, soit le double de l’année précédente, alors que la production nationale ne dépasse pas environ 350 kilogrammes par an, selon le Fonds monétaire international (FMI) et la plateforme CEIC.
Sous le coup de sanctions internationales limitant son accès aux circuits bancaires classiques, l’AFC/M23 a mis en place des réseaux financiers et fiscaux parallèles.
Enfin, cette structuration accentue la dépendance économique des zones sous son contrôle vis-à -vis du Rwanda, dont l’influence commerciale s’étend désormais jusqu’à Goma, notamment dans la grande distribution et l’immobilier.
Gloire MALUMBA.K

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