Selon les experts onusiens, les groupes d’autodéfense VDP/Wazalendo se sont rendus responsables d’attaques de représailles contre des civils soupçonnés de collusion avec l’AFC/M23. Ces exactions comprennent des exécutions sommaires et des assassinats ciblés. Le rapport souligne toutefois que l’ampleur de ces abus reste nettement inférieure à celle des violations systématiques imputées à l’AFC/M23 et aux FDLR.
Le document met également en cause des combattants affiliés à l’Alliance des nationalistes congolais pour la défense des droits humains, accusés d’avoir commis de graves atteintes contre les populations civiles. Les faits recensés incluent des enlèvements, des pillages, des violences sexuelles, des exécutions illégales ainsi que des incendies volontaires d’habitations.
Barrages illégaux et exactions dans le Sud-Kivu
Dans la province du Sud-Kivu, plusieurs groupes armés Wazalendo ont mis en place des barrages routiers illégaux, entravant considérablement la liberté de circulation des civils, notamment dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga. À ces points de contrôle, les habitants sont contraints de payer des taxes abusives, souvent sous la menace.
Les experts de l’ONU rapportent également des actes d’extorsion, des violences sexuelles et des exécutions sommaires commises contre des civils aux barrages. Ces pratiques ont eu des conséquences directes sur l’action humanitaire. Les organisations humanitaires font état de harcèlements répétés et de tentatives d’extorsion, limitant leur liberté de mouvement et compromettant l’accès aux populations les plus vulnérables.
Dans un contexte de combats persistants au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, le rapport relève que toutes les parties au conflit ont été impliquées dans des violations du droit international humanitaire et des droits humains. Toutefois, une hausse significative des exécutions sommaires et des violences sexuelles est particulièrement attribuée à l’AFC/M23.
Les données des Nations unies indiquent qu’entre avril et octobre 2025, les exécutions sommaires ont constitué la violation la plus fréquemment documentée en RDC. L’AFC/M23 est désigné comme le principal responsable, représentant à lui seul environ 45 % des cas recensés à l’échelle nationale.
Par ailleurs, le nombre de victimes d’enlèvements, y compris à des fins de recrutement forcé, ainsi que les cas de mauvais traitements imputés à l’AFC/M23, dépasse celui des personnes tuées par ce groupe armé. Selon les mécanismes onusiens de surveillance des droits humains, l’AFC/M23 serait à l’origine de plus de 30 % de l’ensemble des violations documentées durant la période examinée.
MKG

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