Dans un communiqué signé par leur porte-parole par intérim, le lieutenant-colonel Mongba Hazukay Mak, les FARDC estiment que ces attaques constituent une violation du cessez-le-feu récemment proposé par le président angolais João Lourenço, médiateur du processus de paix. Selon l’armée congolaise, ces incursions répétées traduisent également la volonté de Kigali et de ses alliés de compromettre les efforts diplomatiques en cours.
Les autorités militaires rapportent que, mercredi 18 et jeudi 19 février, des éléments des forces spéciales rwandaises et des combattants de l’AFC/M23 ont mené des attaques simultanées contre plusieurs positions des FARDC. Les combats ont touché notamment Ihula, dans le groupement de Kisimba (secteur de Wananga, territoire de Walikale), ainsi que les collines de Kazaraho, Bugabo, Cahi et Virumbi, dans le groupement de Bambo, chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Dans le Sud-Kivu, les FARDC font état d’attaques dans les villages de Mikenge et Kalonge, sur les hauts plateaux de Fizi-Uvira, ainsi qu’à Kahungwe, Kanga et Lugeje. Ces violences ont entraîné l’incendie de quatre habitations et la mort d’un jeune homme de 18 ans, Matabishi Siston Azini, tué à son domicile.
Malgré ces affrontements, l’armée congolaise affirme rester attachée au respect du cessez-le-feu proposé par la médiation angolaise, afin de favoriser un retour durable de la paix dans l’est du pays et, plus largement, dans la sous-région des Grands Lacs.
Gloire MALUMBA.K

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