Selon ce document, l’Est du pays demeure particulièrement dangereux pour les acteurs humanitaires. Le Nord-Kivu conserve le triste statut de province la plus risquée, concentrant à lui seul près de la moitié des incidents enregistrés sur l’ensemble de l’année.
Plus de 600 incidents visant les humanitaires y ont été recensés en 2025, illustrant la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans les zones affectées par les conflits armés. Toutefois, le rapport souligne une flambée exceptionnelle de violences au Sud-Kivu au cours du mois de décembre 2025.
Cette province a, à elle seule, concentré 50 % des incidents enregistrés durant ce mois, dépassant ainsi le Nord-Kivu. Cette recrudescence est principalement liée à l’intensification des affrontements armés et à l’insécurité croissante sur les principaux axes de distribution de l’aide humanitaire.
L’OCHA précise par ailleurs que toutes les menaces ne sont pas directement liées aux combats. Les cambriolages et les vols constituent les incidents les plus fréquents, suivis des entraves à la circulation des humanitaires et des actes d’intimidation à leur encontre.
En ce début d’année 2026, ce rapport résonne comme un véritable cri d’alarme, appelant à des mesures urgentes et concrètes pour renforcer la protection des travailleurs humanitaires, qui continuent de risquer leur vie afin de venir en aide aux populations durement affectées par la crise sécuritaire.
MKG

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