Ces chiffres ont été rendus publics par Kambale Lwatumba Obed, médecin au Centre hospitalier Siloué, à Butembo (Nord-Kivu), à l’occasion de la Journée mondiale de la santé. Une prise de parole qui intervient dans un contexte préoccupant, où la maladie continue de provoquer silencieusement de nombreuses pertes en vies humaines.
D’origine parasitaire, le paludisme est causé par le parasite Plasmodium, transmis à l’homme par la piqûre de moustiques infectés. Sur le terrain, la pression sur les structures sanitaires reste forte. « La majorité des patients que nous prenons en charge souffrent de paludisme. C’est une véritable problématique de santé publique », souligne le médecin, insistant sur la vulnérabilité accrue des enfants et des femmes enceintes.
Les symptômes les plus courants incluent une forte fièvre, des maux de tête, une fatigue intense, des diarrhées et, dans certains cas, une anémie. Sans prise en charge rapide, la maladie peut évoluer vers des formes graves, parfois mortelles.
Face à cette situation, les professionnels de santé appellent à une mobilisation collective.
L’usage systématique des moustiquaires imprégnées d’insecticides, l’assainissement de l’environnement notamment l’élimination des eaux stagnantes ainsi que la consultation précoce en cas de symptômes sont considérés comme des mesures essentielles pour limiter la propagation.
« Il est crucial que chaque habitant prenne ses responsabilités », insiste le Dr Obed, rappelant que le retard dans la prise en charge peut entraîner des complications sévères. Dans un pays fortement touché, la prévention reste un levier indispensable pour protéger les populations, en particulier les plus exposées.
Maua GRÂCE

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