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POLITIQUE

Procès Constant Mutamba : la NOGEC dénonce une procédure qui « alimente les divisions » en RDC et détourne l’attention face aux enjeux majeurs

À la veille de la nouvelle comparution de Constant Mutamba devant la Cour de cassation, prévue lundi 13 juillet 2026, son parti, la Nouvelle Génération pour l’Émergence (NOGEC), hausse le ton. Dans un communiqué publié le 10 juillet, cette formation d’opposition dénonce ce qu’elle qualifie de « procès politique », estimant que la procédure judiciaire visant son leader contribue à accentuer les fractures politiques en République démocratique du Congo et détourne l’attention des congolais face aux enjeux de l’heure.

Constant Mutamba, ancien ministre d'État, de la justice congolaise.
Constant Mutamba, ancien ministre d'État, de la justice congolaise.

Pour la NOGEC, cette nouvelle étape judiciaire intervient dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions sur les plans politique, sécuritaire et institutionnel. Le parti estime que les priorités des autorités devraient davantage porter sur la recherche de solutions aux crises qui touchent la RDC, notamment l’insécurité persistante dans l’Est du pays, plutôt que sur des poursuites engagées contre des figures de l’opposition.

La formation politique appelle également le chef de l’État à « faire preuve de vigilance » face à ce qu’elle présente comme un « réseau » à l’origine de la procédure judiciaire contre Constant Mutamba. Elle invite, dans le même temps, les citoyens attachés aux principes de justice à se mobiliser contre ce qu’elle considère comme une instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques.

Dans cette perspective, la NOGEC annonce une mobilisation de ses militants, sympathisants et de la population, lundi dès 8 heures, devant la Cour de cassation. Le rassemblement vise à protester contre ce que le parti qualifie de « complot politico-judiciaire » contre son dirigeant, présenté comme « injustement condamné » et « illégalement arrêté depuis une année ». Enfin, cette nouvelle comparution marque, selon la NOGEC, un troisième épisode d’une procédure qu’elle juge fondée sur des motivations politiques.

Par ailleurs, cette audience intervient plusieurs mois après sa condamnation à trois ans de prison par la même juridiction pour détournement de deniers publics. La Cour de cassation l’avait reconnu coupable dans l’affaire relative à la gestion de plus de 19 millions de dollars américains destinés à la construction d’une prison centrale à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

‎Constant Mutamba Tungunga devra de nouveau comparaître devant la Cour de cassation, cette fois dans une affaire liée au Fonds de réparation des indemnisations des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO). Il est soupçonné de tentative de détournement dans la gestion de ce fonds


Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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