La première audience, tenue le mercredi 9 juillet, avait été brièvement ouverte avant d’être ajournée, en raison de l’arrivée tardive de l’accusé. Ce dernier avait invoqué les embouteillages dans la capitale congolaise pour justifier son retard, tout en présentant ses excuses à la Cour et en précisant comparaître « à titre provisoire ».
La reprise de la procédure intervient dans un climat judiciaire particulièrement tendu. Constant Mutamba est soupçonné d’avoir détourné près de 19 millions de dollars initialement destinés à la construction d’un établissement pénitentiaire à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.
Le 19 juin, l’Assemblée nationale avait levé ses immunités parlementaires, ouvrant ainsi la voie à des poursuites judiciaires. Dans son réquisitoire adressé à la Cour, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a estimé que les éléments présentés par l’accusé « n’infirment aucunement les faits qui lui sont reprochés. Au contraire, ils consolident l’intention manifeste de détourner des fonds publics ».
Dans son entourage, certains dénoncent un « complot politique » et appellent à une mobilisation générale. À la veille de l’audience, le camp Mutamba entend faire de ce procès une tribune politique. Des appels à manifester ont été relayés sur les réseaux sociaux, sous le mot d’ordre : « Non au complot politique ».
Gloire MALUMBA.K

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