Organisées sous le thème : « La renaissance d’une magistrature au service du peuple », ces assises s’articuleront autour de neuf points inscrits à l’ordre du jour. Ceux-ci touchent à l’ensemble des aspects de la vie professionnelle, voire privée, du magistrat : du recrutement à la retraite, en passant par le régime disciplinaire auquel il est soumis.
D’autres sujets majeurs seront également abordés au cours de ces travaux, notamment la formation initiale et continue, les ressources financières à allouer aux magistrats, les infrastructures judiciaires, la communication institutionnelle (interne et externe), ainsi que les conditions sociales des magistrats.
En sa qualité de magistrat suprême, le Chef de l’État a tenu à ouvrir personnellement cette première assemblée générale, organisée 18 ans après la grande réforme ayant conduit à la création du CSM, et quelques mois seulement après les états généraux de la justice, qui en avaient recommandé la tenue.
Dans son allocution d’ouverture, le président Félix Tshisekedi a exprimé ses attentes à l’issue de ces assises. Selon lui, la population espère un véritable changement au sein de la justice congolaise.
« Depuis mon accession à la magistrature suprême, j’ai toujours affirmé ma conviction que la justice est le pilier central de notre État de droit — une justice indépendante, efficace, protectrice des droits humains et rassurante pour tous », a-t-il déclaré en substance.
Il a ensuite exhorté les magistrats à avoir foi en la noblesse de leur mission, à se réinventer et, surtout, à redonner espoir au peuple congolais, en réaffirmant avec courage et fermeté leur rôle de sentinelle de la République.
Pour sa part, le Président de la Cour constitutionnelle et du CSM, Dieudonné Kamuleta Badibanga, a souligné que « cette Assemblée générale constitue une grande première dans l’histoire du Conseil Supérieur de la Magistrature depuis sa création en 2008, les précédentes ne s’étant tenues qu’en sessions extraordinaires, à des intervalles de trois à cinq ans ».
Il a également passé en revue les efforts et initiatives entrepris au cours des trois dernières années en faveur de la magistrature. Parmi ceux-ci : l’engagement de 5 000 magistrats en deux vagues (2023 et 2025), l’entrée à la magistrature et la nomination de femmes à de hautes fonctions juridictionnelles, l’amélioration des conditions sociales à travers un régime d’assurance, ainsi que le traitement de nombreux dossiers disciplinaires.
Gloire MALUMBA.K

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