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POLITIQUE

RDC - Assemblée nationale: Constant Mutamba sommé de confirmer sa démission après un scandale de détournement présumé

Alors que le ministre de la Justice est accusé de détournement de 19 millions de dollars, l’Assemblée nationale l’enjoint à officialiser sa démission, comme l’exige la Constitution.

Constant Mutamba, ministre de la justice de la République démocratique du Congo (RDC), lors de son dernier passage devant l'Assemblée nationale 2025.
Constant Mutamba, ministre de la justice de la République démocratique du Congo (RDC), lors de son dernier passage devant l'Assemblée nationale 2025.

Soupçonné d’un détournement présumé de 19 millions de dollars américains, le ministre de la Justice, Constant Mutamba, n’a toujours pas remis sa démission officielle à la Première ministre, comme l’exige la loi. L’Assemblée nationale a formulé ce reproche dimanche 15 juin, au cours d’une séance plénière tenue au Palais du Peuple, à Kinshasa.

Selon une source proche de son cabinet, citée par Radio Okapi, la lettre de démission serait toutefois déjà prête. Le ministre se présenterait comme un homme respectueux des procédures légales. En attendant, son dossier devrait être transmis à la Cour de cassation pour l’ouverture éventuelle d’une action judiciaire.

L’Assemblée nationale rappelle que, conformément à l’article 166, alinéa 3 de la Constitution, tout membre du gouvernement mis en accusation doit présenter sa démission dans un délai de 24 heures. Au-delà de ce délai, il est réputé démissionnaire de plein droit.

Par ailleurs, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a interdit à Constant Mutamba de quitter Kinshasa. Cette décision a été notifiée à la Direction générale de migration (DGM). Le procureur reproche également au ministre plusieurs actes jugés illégaux, notamment la libération irrégulière de détenus.

D'après lui, certaines personnes condamnées pour des crimes graves meurtres, tortures ou vols à main armée ont été remises en liberté de manière illégale et circulent aujourd’hui librement. Il a ordonné leur arrestation et leur réincarcération immédiate, les qualifiant d’« évadés de prison ».

Cette affaire suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique. De nombreuses voix appellent à des clarifications urgentes afin de préserver la crédibilité de la justice et des institutions nationales.

Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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