« Je ne souhaite pas m'inscrire dans cette démarche, car elle risque d'entretenir une confusion sur la mission constitutionnelle du député et sur les responsabilités respectives du Parlement et de l'Exécutif », a-t-elle déclaré.
L'élue rappelle que les députés sont régulièrement sollicités par leurs communautés pour prendre en charge des frais scolaires ou médicaux, soutenir des familles endeuillées ou apporter une aide financière aux établissements scolaires confrontés à des difficultés. Ces interventions relèvent, selon elle, de la solidarité personnelle et impliquent parfois des sacrifices importants pour les élus.
Pour Dominique Munongo, ces gestes ne sauraient toutefois être assimilés à des réalisations parlementaires. Elle estime que le recours aux moyens personnels des députés pour répondre à des besoins essentiels devrait plutôt interroger la capacité de l'État à assumer ses responsabilités.
« Notre responsabilité de parlementaires n'est pas de nous substituer à l'Exécutif, mais notamment de le contrôler et d'exiger de lui que les ressources publiques produisent des écoles, des routes, des hôpitaux et des services accessibles à tous », souligne-t-elle.
La députée affirme néanmoins qu'elle continuera à soutenir sa communauté dans la mesure de ses moyens, tout en refusant que l'efficacité d'un élu soit appréciée à l'aune de sa capacité financière personnelle.
Elle souhaite plutôt être évaluée sur son travail parlementaire, sa proximité avec les citoyens et sa capacité à porter leurs préoccupations au sein des institutions. Elle insiste également sur le rôle particulier des députés de l'opposition, appelés, selon elle, à exercer pleinement et sans complaisance leur mission de contrôle de l'action gouvernementale.
Labora

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