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POLITIQUE

RDC-Rwanda : Kinshasa veut placer le désarmement des FDLR sous la coordination du P-DDRCS avec un suivi international

La République démocratique du Congo (RDC) entend confier la conduite technique du processus de désarmement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) au Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS), tout en prévoyant un accompagnement de partenaires internationaux indépendants, parmi lesquels la MONUSCO, la communauté Sant’Egidio et l’European Institute for Peace (EIP).

Un élément des FDLR
Un élément des FDLR

Cette orientation a été réaffirmée par le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, lors d’un briefing de presse conjoint avec son homologue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya. Pour le gouvernement congolais, ce mécanisme vise à garantir la transparence et la crédibilité de l’opération, grâce notamment à l’instauration d’un Comité de suivi régional et international chargé d’accompagner la mise en œuvre des engagements, d’en évaluer les avancées et d’en rendre compte.

Kinshasa présente ce dispositif comme une étape décisive dans la neutralisation de la menace que représentent les FDLR dans l’est du pays. Floribert Anzuluni a souligné le caractère « très sérieux » du « Protocole de désarmement, démobilisation et cantonnement des FDLR par la sensibilisation », auquel, selon lui, les responsables politiques et militaires du mouvement armé ont accepté d’adhérer.

Cette adhésion doit, selon les autorités congolaises, faciliter l’implication des combattants encore actifs sur le terrain, particulièrement dans les zones où Kinshasa accuse des éléments des FDLR d’être soumis à la pression des forces rwandaises déployées aux côtés de l’AFC/M23.

Le ministre de l’Intégration régionale a néanmoins tenu à préciser la portée limitée de cet accord. La signature du protocole, a-t-il expliqué, ne constitue ni l’ouverture d’un nouveau cadre de dialogue ni l’amorce d’un processus parallèle de paix. 

Elle s’inscrit, notamment, dans la mise en œuvre des engagements déjà souscrits par la RDC dans le cadre de l’accord de paix conclu avec l’appui des États-Unis, auquel est annexé un concept opérationnel (CONOPS) signé le 4 décembre 2025 à Washington.



MKG

LA REDACTION

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