Parmi les entreprises présentes figuraient notamment Glencore et Mercuria pour le secteur minier, Pfizer et Cybastion pour la santé et les technologies, Standard Bank et Absa pour la finance, ainsi que Helios Towers pour les télécommunications, selon des informations communiquées par l’ambassade de la RDC aux États-Unis.
Lors de cette table ronde, le Chef de l’État congolais a souligné le rôle central de la RDC dans la chaîne mondiale d’approvisionnement en minerais critiques, essentiels à la transition énergétique et aux nouvelles technologies. Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’investissements responsables, transparents et mutuellement bénéfiques, tout en mettant en avant l’importance des infrastructures routes, énergie, télécommunications comme socle du développement économique et de la stabilité régionale.
Cette démarche traduit la volonté de Kinshasa de se positionner comme un partenaire fiable des États-Unis et du secteur privé international, dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue autour des ressources stratégiques.
L’absence remarquée de Paul Kagame
Dans ce contexte diplomatique et économique, l’absence du président rwandais Paul Kagame à cette initiative internationale a été largement commentée. Kigali est de plus en plus isolé sur la scène diplomatique, en raison des accusations récurrentes portées par la RDC et des rapports onusiens faisant état du soutien du Rwanda aux rebelles du M23, actifs dans l’est du territoire congolais.
Ce soutien présumé, régulièrement dénoncé par Kinshasa, affecte lourdement l’image du Rwanda auprès de plusieurs partenaires occidentaux et complique sa participation à des cadres de coopération économique régionale et internationale. Pour les autorités congolaises, la stabilité sécuritaire demeure une condition essentielle à toute intégration économique crédible.
La participation active de Félix Tshisekedi à cette table ronde contraste ainsi avec l’isolement progressif de Kigali sur certains dossiers stratégiques. Elle illustre également la stratégie congolaise consistant à lier diplomatie économique et plaidoyer sécuritaire, en rappelant que le développement durable de la région des Grands Lacs passe par la fin du soutien aux groupes armés.
En misant sur des partenariats directs avec les États-Unis et les grandes entreprises internationales, la RDC cherche à consolider sa place comme acteur clé de l’économie mondiale, tout en renforçant sa position diplomatique face aux défis sécuritaires persistants dans l’est du pays.
Il convient de rappeler que le président américain Donald Trump a signé un accord de partenariat avec la RDC, représentée par le président Tshisekedi. Ces accords portent sur les minerais critiques, secteur dans lequel les États-Unis estiment être en retard par rapport à la Chine depuis l’avènement de l’ère Trump.
Lors de la cérémonie à Washington, le président américain avait manifesté un soutien visible au président congolais, en présence de son homologue rwandais Paul Kagame, dont l’armée a déployé des troupes dans l’est congolais avec le M23-AFC. Pour le président Trump, la guerre de la RDC était terminée, comptabilisée comme la huitième qu’il a « finie », avec la promesse d’en terminer une neuvième au Soudan.
Sur le terrain, cependant, le Rwanda a pris la stratégique ville d’Uvira, quatre jours seulement après la signature des accords de Washington. Alors que l’armée congolaise s’était retirée pour éviter des pertes civiles, Kigali a ordonné la prise de la ville, entraînant la mort de 1.500 personnes. Le président de la commission des Affaires africaines à la Chambre des représentants américaine a indiqué que sa commission demande à l’administration Trump d’imposer des sanctions contre des responsables sécuritaires rwandais, y compris potentiellement le président Kagame.
Gloire MALUMBA.K

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