Plusieurs autres personnalités ont également pris part à cette réunion, notamment le ministre provincial de l'Intérieur, le ministre provincial des Transports, le représentant du commissaire général de la police, ainsi que plusieurs responsables des services de sécurité.
Cette rencontre s’inscrit dans une démarche visant à améliorer les conditions de travail des chauffeurs routiers et à répondre aux préoccupations majeures de ce secteur crucial pour l’économie nationale.
Au cours des échanges, les représentants syndicaux ont exposé plusieurs problèmes majeurs entravant le bon fonctionnement de leur profession.
L’un des principaux griefs soulevés concerne la marginalisation des chauffeurs congolais dans le secteur du transport routier, notamment dans les zones minières du Lualaba et du Haut-Katanga, où les expatriés sont privilégiés par certaines entreprises.
Ils ont également dénoncé la prolifération des barrières et des péages sur certains axes, notamment sur la route nationale numéro 1 qui relie Kinshasa à la province du Kongo-Central, ainsi que sur l’axe reliant Kananga à Tshikapa.
Ces obstacles, précisent-ils, sont souvent accompagnés de tracasseries policières, constituent un frein à la fluidité du trafic et alourdissent les coûts d’exploitation pour les transporteurs.
Par ailleurs, la question du travail de nuit a été abordée par ces syndicalistes qui ont egalement plaidé pour une meilleure organisation du trafic afin de réduire les embouteillages et améliorer les conditions de travail des chauffeurs. À ce sujet, ils ont critiqué le manque d’implication de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), qui, selon eux, n’accorde pas une attention suffisante à cette problématique.
Dans ce même contexte, les transporteurs ont signalé l’arrestation de plusieurs chauffeurs dans la province du Haut-Katanga par les services de sécurité, une situation qui soulève des inquiétudes quant au respect des droits des travailleurs du secteur.
En revanche, face à ces différentes doléances, certaines revendications étant transversales, à l’égard du patron de la sécurité nationale, les représentants des VPM de l’Économie et des Transports, également impliqués dans la gestion du secteur routier, ont promis de transmettre leurs préoccupations à leurs ministres respectifs.
L’objectif étant de trouver des solutions durables à travers un cadre de concertation élargi, réunissant toutes les parties prenantes, y compris le gouvernement, syndicats, entreprises et services de sécurité.
Gloire MALUMBA.K

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