La cérémonie officielle, initialement prévue le lundi 2 février, se tiendra au palais présidentiel de Qasr Al Watan, en présence du président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al Nahyane, et du président Félix Tshisekedi.
Cet accord s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification des partenariats et vise à transformer les échanges commerciaux ainsi que les flux d’investissements entre les deux pays. Les secteurs ciblés incluent le commerce, les mines, les transports et d’autres domaines stratégiques, traduisant la volonté de Kinshasa et d’Abu Dhabi de renforcer leur coopération économique.
Pour les autorités congolaises, cette initiative constitue un tournant dans la diversification économique du pays et dans le renforcement de ses alliances internationales, dans un contexte mondial marqué par la recomposition des partenariats économiques.
Sur le plan régional, cette démarche intervient dans un climat tendu. Kinshasa accuse Kigali de faciliter la circulation illégale de minerais issus des zones de conflit, accusations systématiquement rejetées par le Rwanda. Dans ce contexte, la coopération avec Abu Dhabi est perçue comme stratégique pour la RDC, qui entend reprendre le contrôle de ses ressources naturelles tout en attirant davantage d’investisseurs étrangers.
La RDC espère également qu’un renforcement de la coopération avec les Émirats arabes unis permettra une meilleure régulation du commerce de l’or, grâce à des mécanismes accrus de traçabilité et de contrôle.
Les Émirats arabes unis figurent parmi les principales destinations de l’or congolais, qu’il transite par des canaux officiels ou clandestins. Ce partenariat devrait ainsi contribuer à freiner le commerce illicite des minerais, régulièrement pointé du doigt comme source de financement des groupes armés dans l’Est du pays.
Gloire MALUMBA.K

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