Pour lever les obstacles qui freinent la mise en œuvre de cette opération, le Secrétariat général à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC) a engagé, depuis le mercredi 4 novembre 2026, une série de concertations consacrées à l’évaluation de l’état d’avancement du processus.
Présidée par le secrétaire général, Juvénal Sanga Kaubo, cette rencontre a réuni les responsables des principales structures intervenant dans le dossier, notamment la Direction des pensions et rentes de survie (DPRS), la Direction nationale de contrôle de la paie des enseignants (DINACOPE), la Direction des ressources humaines (DRH) et la Direction de l’administration et des finances (DAF). Des experts et partenaires techniques, dont ECP EFFICACE, ont également pris part aux travaux.
Les échanges ont principalement porté sur l’harmonisation des données administratives et salariales, la régularisation des dossiers en attente ainsi que la production des pièces justificatives requises dans le cadre du Pacte de partenariat conclu avec le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE). Les participants ont également examiné les contraintes administratives, techniques et financières qui retardent la finalisation du processus.
À l’issue de ces concertations, plusieurs mesures ont été retenues pour accélérer le traitement des dossiers. Parmi elles figurent la mise en place immédiate d'un noyau technique conjoint chargé de faire avancer les indicateurs, la régularisation des dossiers de 196 enseignants décédés, conformément aux dispositions relatives à la mise à la retraite à titre posthume, ainsi que la saisine officielle de la CNSAPP afin d’obtenir des éclaircissements et de recevoir son fichier des retraités.
Le secrétaire général a, par ailleurs, insisté sur l’urgence d’accélérer les démarches administratives et financières nécessaires à la prise en charge des 665 enseignants dont les arrêtés de mise à la retraite ont déjà été signés.
Pour Juvénal Sanga Kaubo, cette opération dépasse le cadre des simples formalités administratives. Elle constitue un enjeu de justice sociale et de bonne gouvernance, mais aussi une exigence de respect des droits des agents ayant consacré une grande partie de leur vie au service de l’éducation nationale.
Engagée depuis plusieurs années, cette réforme s’inscrit dans le processus de modernisation de l’administration éducative congolaise. À travers le départ programmé de 43 000 enseignants sur deux ans, les autorités ambitionnent de renouveler progressivement le personnel éducatif, tout en améliorant les mécanismes de prise en charge des agents ayant atteint l’âge de la retraite.
MKG

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