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SÉCURITÉ

RDC : 49 ressortissants rwandais, dont 7 ex-FDLR, rapatriés volontairement par la MONUSCO

Des ressortissants rwandais, parmi lesquels d’anciens combattants des FDLR, ont été rapatriés volontairement de la RDC vers le Rwanda dans le cadre d’une opération conduite par la MONUSCO, visant à soutenir les efforts de désarmement et de stabilisation dans l’Est du pays.

(Photo d'illustration)Rapatriement des combattants FDLR au Rwanda. Samedi 21 décembre 2019 à Bukavu.
(Photo d'illustration)Rapatriement des combattants FDLR au Rwanda. Samedi 21 décembre 2019 à Bukavu.

Dans un contexte de tensions persistantes dans la région des Grands Lacs, quarante-neuf ressortissants rwandais, parmi lesquels sept ex-combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et leurs familles, ont été rapatriés volontairement vers le Rwanda. L’opération a été coordonnée par la section Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Stabilisation (DDRS) de la MONUSCO, rapporte Radio Okapi.

Ce retour s’inscrit dans le prolongement d’une campagne de sensibilisation menée par les Forces armées de la RDC (FARDC) dans le territoire de Walikale, après un appel lancé le 10 octobre invitant les membres du FDLR à se rendre. Les intéressés avaient répondu aux discussions engagées par la MONUSCO, qui encourage depuis plusieurs mois les groupes armés étrangers présents sur le territoire congolais à déposer les armes.

Après un séjour de trois jours dans un centre de transit, le groupe a franchi la frontière par le poste de la Grande Barrière, entre Goma et Gisenyi, où il a été pris en charge par les autorités rwandaises pour un processus de réinsertion.

Depuis janvier 2025, la MONUSCO affirme avoir facilité le rapatriement de 149 ex-membres du FDLR, dont 51 combattants et 97 dépendants. Une démarche présentée comme un volet essentiel des efforts de stabilisation dans l’Est de la RDC, où la présence de groupes armés étrangers demeure l’un des principaux foyers d’insécurité.

La question du démantèlement total du FDLR reste toutefois sensible et au cœur des relations entre Kinshasa et Kigali, en dépit des engagements pris dans l’accord de paix signé le 27 juin à Washington.

Dans un communiqué publié le 10 octobre, dernier, les FARDC avaient de  nouveau appelé « toutes les factions du FDLR » à déposer les armes et à se rendre soit aux autorités congolaises, soit à la MONUSCO, en vue de leur rapatriement. Elles exhortent également les populations en contact avec ces groupes à se désolidariser d'elles. L’armée prévient que tout refus d’obtempérer pourrait conduire à un désarmement par la force, tout en appelant à éviter toute violence lors des redditions.

Gloire MALUMBA K.

LA REDACTION

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