Face à la recrudescence des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo, le président angolais et président en exercice de l’Union africaine, João Manuel Gonçalves Lourenço, a exprimé ce jeudi 8 janvier 2026 sa vive inquiétude quant à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette région. Il a appelé à un cessez-le-feu immédiat entre toutes les parties impliquées dans le conflit.
Dans une déclaration rendue publique à l’issue de la visite à Luanda du président congolais Félix Tshisekedi, le chef de l’État angolais a exhorté la RDC, le Rwanda ainsi que le mouvement rebelle M23 à respecter les engagements pris dans le cadre des discussions de Washington et de Doha. Il a insisté sur la nécessité de privilégier une solution politique et négociée pour mettre fin aux violences dans l’est du Congo.
Le message a été lu devant la presse par Victor Lima, secrétaire du président angolais chargé des Affaires diplomatiques et de la Coopération internationale. João Lourenço y met en garde contre les conséquences de la poursuite des affrontements, qu’il estime de nature à compromettre les efforts menés au Conseil de sécurité des Nations unies, notamment dans le cadre de la résolution 2173.
Selon les autorités angolaises, les processus diplomatiques de Washington et de Doha constituent aujourd’hui la seule voie crédible pour apaiser durablement les tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda et parvenir à un accord durable entre les deux pays.
Cette rencontre à Luanda s’inscrit dans la continuité d’un premier échange tenu le 4 janvier dernier entre Kinshasa et Luanda, au cours duquel les deux chefs d’État avaient déjà réaffirmé leur soutien aux initiatives diplomatiques en cours en vue du rétablissement de la paix dans l’est de la RDC.
MKG

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