« La réouverture de la frontière se fera lorsque toutes les conditions seront réunies », a déclaré le chef de la diplomatie burundaise, répondant aux questions des diplomates et des médias au siège du ministère.
Pour justifier cette décision, Édouard Bizimana a évoqué des mouvements récents de groupes rebelles burundais opérant, selon lui, en collaboration avec le M23 et l’armée rwandaise. Ces groupes armés se seraient rapprochés de la frontière burundaise, notamment dans la zone de la rivière Rusizi. « Nous suivons de près la situation », a-t-il assuré, tout en précisant que le Burundi n’a aucune intention d’agression.
Le ministre a toutefois prévenu que son pays ne transigera pas sur la sécurité nationale. « Dès qu’il y a une menace sur nos frontières, nos forces armées et de sécurité sont prêtes à défendre l’intégrité territoriale du pays », a-t-il averti.
Parmi les principales sources d’inquiétude sécuritaire, Édouard Bizimana a cité la présence des rebelles Red-Tabara et des FNL dirigés par Aloys Nzabampema, actifs dans la région.
Le chef de la diplomatie burundaise a également mis en doute les informations faisant état d’un retrait effectif des militaires rwandais de la ville d’Uvira, dans l’est de la RDC. Selon lui, ces forces se seraient plutôt dissimulées afin de se repositionner. « Il ne s’agit pas d’un véritable retrait », a-t-il martelé, accusant des éléments de l’armée rwandaise de continuer à opérer sous couvert des rebelles de l’AFC-M23.
Rédaction

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