S’exprimant lors d’un Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le prélat a estimé que les dirigeants politiques devraient davantage se concentrer sur la dégradation de la situation sécuritaire et les difficultés quotidiennes de la population, plutôt que de s’en prendre à l’épiscopat catholique.
Cette réaction intervient quelques jours après la publication d’un communiqué de l’Union sacrée critiquant une récente déclaration des évêques catholiques sur la situation du pays et la qualifiant d’« acte de subversion ». Une accusation que la CENCO rejette fermement.
« Je commencerai par dire le sentiment de pitié qui m’a habité en lisant cette déclaration de ceux qui sont censés s’occuper de la population », a déclaré Mgr Nshole, estimant que les priorités des responsables politiques devraient être ailleurs, notamment sur les enjeux sécuritaires.
Répondant aux critiques selon lesquelles la position de la CENCO ne refléterait que celle de « quelques évêques », il a assuré que les décisions prises au sein de l’assemblée épiscopale reposent sur un consensus. Il a également affirmé que « tous les évêques présents étaient unanimes » lors des délibérations concernées.
Le secrétaire général de la CENCO a enfin salué, selon lui, le courage de certaines voix issues de la majorité présidentielle ayant pris leurs distances avec la polémique, tout en dénonçant ce qu’il considère comme des interprétations politiques de la position de l’Église. Il a réaffirmé que les accusations de subversion ne reposent sur aucun fondement et relèvent, selon ses termes, d’une tentative de diversion.
Au-delà de la controverse, Mgr Nshole a insisté sur la gravité de la situation nationale, estimant que le pays « va très mal » et appelant à une mobilisation collective en faveur de la paix, de l’unité et de la stabilité.
Il a également exprimé des réserves sur l’opportunité d’un éventuel référendum constitutionnel dans un contexte marqué, selon lui, par des défis sécuritaires persistants et des zones du territoire encore hors du contrôle de l’État, estimant que cette question nécessite un examen approfondi au regard de la cohésion nationale.
Rédaction

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