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ÉDITO

RDC : Fils Mukoko a-t-il relancé le débat sur l’usage des machettes par les militants de l’UDPS ?

Les déclarations de Fils Mukoko, cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), sur la distribution d’armes aux jeunes, ce mercredi 21 octobre 2026, ravivent les accusations de l’opposition concernant l’usage de machettes lors des manifestations à Kinshasa. Cette polémique avait notamment marqué le rassemblement organisé le 15 septembre par la plateforme politique et citoyenne C64, au cours duquel un responsable d’un parti d’opposition a perdu la vie.

les militants de l'UDPS /Tshisekedi  attaquent le siège du parti de Martin Fayulu
les militants de l'UDPS /Tshisekedi attaquent le siège du parti de Martin Fayulu

Directeur général adjoint de la Régie d’assainissement de Kinshasa et membre du parti présidentiel, Fils Mukoko a menacé d’armer des jeunes dans plusieurs lieux publics, notamment les terrains de football, les églises et les universités. Il a également adressé des avertissements aux ressortissants occidentaux présents dans la capitale congolaise.

Ces propos interviennent dans un climat politique tendu, marqué par les accusations de violences formulées par l’opposition à la suite de la manifestation du 15 septembre. Organisée par le C64, cette mobilisation visait à protester contre un projet de modification de la Constitution, que ses détracteurs considèrent comme susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.

À Kinshasa, le rassemblement, qui a réuni quelques centaines de personnes, a rapidement dégénéré. Les forces de l’ordre ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogènes, tandis que des violences étaient signalées. Selon l’opposition et plusieurs témoins, des individus présentés comme des miliciens proches du pouvoir auraient attaqué des manifestants avec des armes blanches, notamment des machettes.

Parmi les victimes figure Manassé Lomboto Bomengola, chargé de la sécurité au sein de l’Action pour la démocratie et le développement au Congo (ADD Congo), un parti d’opposition. Il a succombé à ses blessures.

« On est en colère parce que c’est une vie humaine qui part en fumée. Les militants de l’UDPS nous ont attaqués à la machette avec des couteaux, des barres de fer », avait accusé Prince Epenge, président de l’ADD Congo, après les faits.

L’UDPS avait rejeté ces accusations. Son secrétaire général, Augustin Kabuya, avait au contraire mis en cause les manifestants du C64, affirmant qu’ils étaient eux-mêmes en possession d’armes blanches. « Ce sont les militants du C64 qui tenaient des machettes et des bâtons. Nulle part vous avez vu les gens de l’UDPS avec des machettes. Nous, on avait lancé un mot d’ordre pour que nos militants restent chez eux à la maison », avait-il déclaré.


Labora 

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