À cette occasion, le Chef de l'État a rappelé que l'occupation ou l'envahissement des sites d'exploitation minière par des militaires ou des membres des forces de sécurité est strictement interdit, sauf dans le cadre de missions légalement autorisées ou expressément ordonnées par les autorités compétentes. Selon lui, cette présence irrégulière compromet gravement la gouvernance des ressources minières.
Elle fragilise les mécanismes de contrôle, favorise les circuits illicites, entrave les efforts du gouvernement en faveur d'une exploitation responsable et transparente des minerais, tout en portant atteinte à l'image du pays et à la confiance des investisseurs ainsi que des partenaires nationaux et internationaux.
Le président de la République estime également que cette militarisation illégale prive les titulaires de droits miniers de la jouissance de leurs concessions. Elle alimente l'insécurité dans les zones d'exploitation, favorise les actes d'intimidation, de tracasserie et d'extorsion à l'encontre des services de l'État, des opérateurs miniers et des communautés locales. Elle perturbe en outre les chaînes d'approvisionnement et de traçabilité des minerais, tout en encourageant les réseaux de fraude, de contrebande et d'enrichissement illicite.
Pour mettre fin à ces pratiques, Félix Tshisekedi a instruit le vice-Premier ministre chargé de l'Intérieur, le vice-Premier ministre de la Défense nationale, le chef d'état-major général des FARDC ainsi que le commissaire général de la Police nationale congolaise de prendre, chacun en ce qui le concerne, toutes les mesures nécessaires pour mettre définitivement un terme à toute forme de militarisation illégale des sites miniers.
Ces mesures comprennent notamment le retrait immédiat des militaires et autres hommes en uniforme présents illégalement sur les sites d'exploitation, la fin de toute ingérence des forces de défense et de sécurité dans les activités minières, la sécurisation des sites dans le strict respect du cadre légal, ainsi que le démantèlement des réseaux de fraude et d'exploitation minière illégale bénéficiant de la protection de certains membres des forces de sécurité.
« Des sanctions exemplaires devraient être prises à l'encontre de tous ceux qui y sont de manière irrégulière », a insisté le chef de l'État.
En complément des instructions formulées lors de la 87ᵉ réunion du Conseil des ministres, le gouvernement est également chargé de renforcer les mécanismes de contrôle, de certification, de traçabilité et de suivi des chaînes d'approvisionnement des minerais. L'objectif est d'assurer leur conformité aux normes nationales et internationales, tout en garantissant les droits des opérateurs légalement établis et la protection des communautés locales.
Gloire MALUMBA.K

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