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POLITIQUE

RDC : Félix Tshisekedi suspend toute nouvelle revalorisation des primes des agents déjà rémunérés

Le président de la République, Félix Tshisekedi a décidé de suspendre toute nouvelle revalorisation des primes accordées aux agents et fonctionnaires de l’État bénéficiant déjà d’une rémunération régulière. Cette mesure a été annoncée à l’issue de la 90ᵉ réunion du Conseil des ministres, dans un contexte marqué par des inégalités persistantes au sein de l’administration publique.

Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC), lors de la 90e réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 22 mai 2026.
Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC), lors de la 90e réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 22 mai 2026.

Selon le compte rendu lu samedi à la télévision nationale par Augustin Kibassa, ministre de l’Économie numérique, et relayé par l’Agence congolaise de presse (ACP), le chef de l’État a exprimé sa préoccupation face à la situation de nombreux agents publics qui, bien qu’en activité régulière, identifiés physiquement et enregistrés dans le fichier de référence de l’administration publique, ne perçoivent toujours aucune rémunération.

Cette réalité ressort de plusieurs rapports transmis à la présidence, lesquels révèlent également d’importantes disparités salariales entre administrations, services centraux et services déconcentrés dans les provinces ainsi que dans les entités territoriales décentralisées.

« Une telle situation n’est plus acceptable, dès lors qu’elle compromet la matérialisation du sixième engagement souscrit devant le peuple congolais », a déploré le chef de l’État, selon les propos rapportés par Augustin Kibassa.

Dans l’attente de la finalisation de l’audit en cours et de la mise en œuvre d’une nouvelle politique salariale, le président a annoncé plusieurs mesures conservatoires. Parmi celles-ci figurent l’interdiction de toute nouvelle revalorisation des primes en faveur des catégories déjà régulièrement rémunérées, tout en préservant les engagements issus des accords conclus avec les partenaires sociaux ainsi que les ajustements barémiques déjà engagés.

Le gouvernement est également appelé à suspendre la prise en charge de nouvelles commissions ou structures permanentes.
Par ailleurs, les économies réalisées grâce à l’assainissement du système de paie, à la rationalisation des effectifs et à l’enveloppe additionnelle prévue dans le projet de loi des finances rectificative 2026 devront être affectées en priorité à la prise en charge progressive des agents certifiés et réguliers qui ne sont pas encore mécanisés.

Cette orientation s’inscrit dans la continuité des décisions prises lors de la troisième réunion du Conseil des ministres, tenue le 28 juin 2024. À cette occasion, le président avait demandé au gouvernement d’élaborer une nouvelle politique salariale fondée sur les principes d’équité, d’harmonisation et de soutenabilité budgétaire.

Il avait également confié à l’Inspection générale des finances (IGF), en collaboration avec le gouvernement, la mission de mener un audit général de l’état liquidatif afin d’identifier les dépenses irrégulières et les charges indues contribuant à l’alourdissement de la masse salariale de l’État.


Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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