Le même jour, sur les ondes de Top Congo FM, le gouverneur de la BCC, André Wameso, expliquait que l’appréciation du franc congolais résultait d’une série de décisions monétaires, parmi lesquelles l’injection de devises sur le marché, la révision à la baisse du taux directeur et l’ajustement de la parité franc congolais/dollar pour les réserves obligatoires.
Pour M. Mpoyi, ces mesures, « à effets provisoires », apparaissent cependant contradictoires. « Si l’injection de devises et l’ajustement du taux de change ont permis d’absorber temporairement une partie de la masse monétaire, la baisse du taux directeur – bien qu’elle soutienne l’économie réelle – risque d’en créer de nouvelles par le biais des crédits », a-t-il observé.
Dans un tel scénario, a-t-il averti, la BCC pourrait être contrainte de recourir régulièrement à l’injection de devises, au risque d’éroder progressivement les réserves de change du pays.
« La politique monétaire n’est qu’une sous-composante de la politique économique, elle-même partie intégrante des politiques publiques », a rappelé le député, avant de conclure, avec amertume :
« Tant que nous ne comprendrons pas cela, nous continuerons à nous féliciter de ce qui fait notre honte. »
Gloire MALUMBA K.

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