Au centre de ces assises figure la recherche de solutions consensuelles pour réduire les disparités salariales au sein de l'administration publique et améliorer le pouvoir d'achat des fonctionnaires. Les discussions doivent également tenir compte des recommandations des partenaires multilatéraux, notamment le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, ainsi que des contraintes budgétaires auxquelles l'État est confronté.
À l'ouverture des travaux, Jean-Pierre Lihau a appelé les différentes parties à privilégier le dialogue social afin de préserver la stabilité au sein de l'administration publique. Il a présenté cette commission comme un cadre de concertation destiné à examiner les préoccupations des travailleurs et à jeter les bases d'une politique salariale plus équitable.
« Longtemps, notre pays a évolué sans une politique salariale clairement établie. Aujourd'hui, nous nous dirigeons vers une nouvelle ère. Nous faisons naître l'espérance chez de nombreux compatriotes qui servent l'État sans bénéficier d'une rémunération jugée équitable », a déclaré le vice-premier ministre.
Du côté syndical, les attentes sont principalement orientées vers des mesures concrètes susceptibles de corriger les écarts de rémunération entre les agents des différents services publics. Les représentants des travailleurs plaident également pour des réformes capables de garantir une meilleure équité salariale et de préserver le pouvoir d'achat des fonctionnaires.
Bienvenu Mulenda, premier vice-président de l'Intersyndicale nationale de l'administration publique, a souligné que les discussions devraient permettre de dégager des principes communs pour rééquilibrer les conditions de rémunération des agents de l'État.
« Nous allons examiner les grands principes devant permettre de rééquilibrer les conditions de rémunération des agents de carrière des services publics de l'État. L'objectif est de réduire les écarts et de favoriser davantage d'équité sociale dans les décisions qui seront prises », a-t-il indiqué.
Pendant ces deux journées, les représentants du Gouvernement et des organisations syndicales sont ainsi appelés à confronter leurs propositions et à examiner les différentes revendications en vue de dégager des recommandations communes.
La clôture des travaux est prévue samedi 7 novembre, avec l'adoption des conclusions finales et, éventuellement, la signature d'engagements entre les différentes parties.
MKG

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