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JUSTICE

RDC: Guillaume Ngefa dénonce des frais de 25 à 100 dollars imposés aux responsables religieux en 2024

Intervenant à la tribune du Sénat, ce mardi 5 mai 2026, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a vivement critiqué le dispositif instauré en juillet 2024 imposant aux responsables religieux le paiement de frais compris entre 25 et plus de 100 dollars pour l’obtention d’un « permis de culte ».

Guillaume Ngefa, ministre d'État, ministre de la justice de la République démocratique du Congo (RDC), lors de son intervention, mardi 05 mai 2026, devant le Sénat.
Guillaume Ngefa, ministre d'État, ministre de la justice de la République démocratique du Congo (RDC), lors de son intervention, mardi 05 mai 2026, devant le Sénat.

Selon une dépêche de la cellule de communication du ministère de la Justice, le garde des Sceaux a dénoncé des pratiques qu’il qualifie de « perception indue », qu’il assimile à une imposition dépourvue de base légale et susceptible de relever d’un détournement de deniers publics. « Ces pratiques constituent une perception indue, assimilable à une imposition sans base légale », a-t-il insisté devant les sénateurs.

Répondant à une question d’actualité du sénateur Clément Muya Muboyayi, portant à la fois sur la régularité juridique du permis de culte et sur la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), le ministre a réaffirmé la suppression de cette mesure.

Guillaume Ngefa a qualifié le « permis de culte » de dispositif « dépourvu de tout fondement légal », rappelant que la liberté de religion est garantie en République démocratique du Congo et ne saurait être conditionnée à une autorisation administrative. « L’exercice du culte est libre et ne peut être subordonné à l’obtention d’un permis de culte », a-t-il déclaré.

Il a précisé que seule la reconnaissance légale des confessions religieuses, via l’octroi de la personnalité juridique conformément à la loi de 2001 sur les associations sans but lucratif, demeure exigée.

Nommé en août 2025, le ministre de la Justice a également annoncé la mise en place d’une cellule de réception des plaintes et de nouvelles mesures visant à renforcer le respect des textes, mettre fin aux pratiques irrégulières et consolider les mécanismes de contrôle. « C’est le choix de la légalité contre l’arbitraire, de la transparence contre l’opacité et de l’État de droit contre les dérives administratives », a-t-il conclu.


MKG

LA REDACTION

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