Dans sa correspondance, l’élu d’Irumu alerte sur un afflux massif de réfugiés en provenance du Soudan du Sud, signalé dans le territoire d’Aru, en province de l’Ituri. Une situation jugée préoccupante au regard de précédents historiques ayant contribué à fragiliser la sécurité nationale.
Le parlementaire établit un parallèle avec les conséquences de Opération Turquoise, qui avait conduit à l’installation durable de réfugiés rwandais sur le sol congolais.
Selon lui, cette présence avait favorisé l’émergence de groupes armés et nourri une instabilité persistante dans l’Est du pays. « Les populations locales redoutent une répétition des erreurs du passé », souligne-t-il, appelant à anticiper les risques liés aux nouveaux mouvements migratoires, malgré leur caractère humanitaire.
Au-delà de l’Ituri, le député attire également l’attention sur les provinces du Bas-Uélé et du Haut-Uélé, où la présence d’éleveurs dits « Mbororo » alimente des tensions croissantes. Leur installation, jugée non contrôlée, serait à l’origine de conflits fonciers et sécuritaires dans ces zones frontalières.
Face à cette double pression migratoire, Babangu Wababu Paul interpelle le gouvernement sur les mesures concrètes envisagées pour prévenir une dégradation de la situation sécuritaire. Il plaide notamment pour un renforcement du contrôle des frontières et une meilleure coordination des services de sécurité.
Dans sa question principale adressée au ministère de l’Intérieur, l’élu exige des réponses précises sur les dispositifs anticipatifs mis en place pour encadrer l’arrivée des réfugiés sud-soudanais ainsi que la présence des Mbororo.
En toile de fond, cette interpellation relance le débat sur la capacité de l’État congolais à concilier impératifs humanitaires et exigences sécuritaires.
Elle intervient alors que le président Félix Tshisekedi multiplie les initiatives diplomatiques pour restaurer une paix durable dans les zones en conflit.
Reste à savoir si cette alerte parlementaire débouchera sur des mesures concrètes du gouvernement, dans un contexte où la stabilité de plusieurs provinces demeure fragile.
Rédaction

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