Le président de cette formation politique chiffre à 700 millions de dollars le montant alloué à ce projet, une enveloppe qu’il juge « disproportionnée » pour une infrastructure déjà opérationnelle. Qualifiant l’initiative de « scandale financier », il estime que les priorités des autorités sont mal orientées au regard des urgences sociales auxquelles le pays est confronté.
Devant ses partisans, Kabund, également président de la Coalition de la gauche, a élargi ses critiques à la gouvernance globale. Il a dénoncé la corruption qu’il considère comme la principale cause de la dégradation des conditions de vie, évoquant notamment la famine, le déficit en électricité et l’accès limité à l’eau potable.
« 85 % des Congolais n’ont pas accès à l’électricité. Ils ne savent pas ce qu’on appelle courant électrique. 74 %, voire 75 %, n’ont pas non plus accès à l’eau potable », a-t-il déclaré.
L’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a également pointé le manque d’infrastructures routières reliant les provinces entre elles. Selon lui, l’enclavement du territoire demeure une réalité persistante, freinant le développement économique et l’intégration nationale.
« Jusqu’à présent, toutes nos provinces sont enclavées. Si nous avons des provinces interconnectées, on peut citer Kinshasa avec le Kongo Central, Kinshasa avec le Kasaï et Maluku. C’est tout. Vous-même, vous connaissez qui a construit ces routes-là », a-t-il ajouté.
Enfin, l’opposant a accusé le régime en place d’être « expert en détournement des deniers publics », affirmant que les ressources destinées au développement du pays sont systématiquement détournées par les dirigeants actuels.
Gloire MALUMBA.K

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