Pour le patron du Front Commun pour le Congo, cette dérive ne concerne pas que la justice. Elle s’étend également à d’autres institutions telles que la police et les services de renseignement. « Rôle peu louable qu’elle partage avec les milices tribales, la police et les services de renseignement, eux aussi détournés de leur noble mission : protéger les citoyens et sécuriser l’État. »
À cette justice, Joseph Kabila devra désormais faire face. Son allocution, qui a retenu l’attention à l’échelle nationale, intervient 24 heures après la levée de ses immunités en tant que sénateur à vie. L’auditorat général des Forces armées de la RDC est désormais habilité à ouvrir des poursuites contre lui. Il est accusé de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel. Les autorités de Kinshasa lui reprochent sa proximité présumée avec les rebelles du M23/AFC soutenus par le Rwanda.
Joseph Kabila a aussi fustigé le fonctionnement du Parlement congolais, L'Assemblée nationale et le Sénat qui, à ses yeux, sont transformés en une caisse d'enregistrement de la volonté d'une seule personne.
Samuel Nakweti

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