Selon Julien Paluku, ces mesures prises par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) ne relèvent pas d’une simple décision administrative. Elles constitueraient, affirme-t-il, l’aboutissement d’enquêtes approfondies portant sur des faits présumés de blanchiment d’argent, de circuits de financement occultes, de corruption et de déstabilisation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
L’ancien gouverneur soutient que ces éléments traduisent une « jonction » désormais avérée entre Joseph Kabila et les groupes rebelles actifs dans la région. Il va plus loin, évoquant des « accords de coulisse » conclus avec Rwanda, au détriment de la souveraineté nationale, alors même que « des millions de Congolais pleuraient leurs morts ».
Pour étayer ses accusations, Julien Paluku avance plusieurs épisodes qu’il juge révélateurs. Il cite d’abord l’arrestation de Laurent Nkunda au Rwanda en janvier 2009, qu’il présente comme la contrepartie de l’opération militaire conjointe « Umoja Wetu », ayant permis l’entrée de troupes rwandaises sur le territoire congolais.
Il mentionne ensuite la reddition de Bosco Ntaganda en mars 2013 à l’ambassade des États-Unis à Kigali. Selon lui, le passage de ce dernier par le territoire rwandais n’aurait pas été possible sans une forme de coordination entre Kinshasa et Kigali à l’époque.
Enfin, Julien Paluku revient sur la « déclaration de fin de guerre » prononcée en 2014, malgré la défaite militaire du M23 par les Forces armées de la RDC le 5 novembre 2013. Il y voit une tentative de minimiser cette victoire afin de préserver des équilibres régionaux sensibles.
En conclusion, le ministre estime que les faits accumulés ne laissent plus place au doute : la convergence entre Joseph Kabila et le M23 constituerait désormais, selon lui, une « réalité géopolitique ». Il appelle, dans ce contexte, les derniers soutiens de l’ancien chef de l’État à « se raviser », en faisant référence au précédent de Jonas Savimbi.
Gloire MALUMBA.K

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