Dans une déclaration rendue publique par la cellule de communication du président intérimaire de l’UDPS, dimanche 18 octobre 2026, à Kinshasa, Augustin Kabuya a établi un parallèle entre Joseph Kabila et Jonas Savimbi, l’ancien chef de l’UNITA, mouvement rebelle angolais, tué en 2002. Il s’exprimait à l’issue de la clôture d’une convention de prière de l’Armée du salut, marquée également par l’inauguration d’une salle de célébration.
« Je pense que l’histoire de l’Angola peut se répéter, il veut jouer le rôle de Savimbi, il veut défier la communauté internationale, en l’occurrence les États-Unis d’Amérique, y compris le peuple congolais dans son ensemble », a déclaré Augustin Kabuya.
Cette comparaison s’inscrit dans une série de mises en garde adressées à l’ancien chef de l’État. Quelques jours auparavant, le responsable de l’UDPS avait déjà évoqué un possible sort similaire à celui de l’ancien chef rebelle angolais, en raison de son opposition au pouvoir de Félix Tshisekedi.
Au cours de la même intervention, Augustin Kabuya a fermement condamné la dégradation de la situation sécuritaire en RDC et toute forme de soutien à la rébellion.
« Le pays est menacé et personne ne peut être content. C’est quelque chose que nous condamnons avec la dernière énergie puisque personne ne peut soutenir la rébellion », a-t-il affirmé.
Le président intérimaire de l’UDPS estime que les récents développements autour de Joseph Kabila confortent, selon lui, les accusations portées depuis plusieurs mois contre l’ancien président au sujet de son implication dans la crise sécuritaire, particulièrement dans l’est du pays.
« Je peux vous dire que ce qui s’est passé a clarifié les choses. L’ancien président niait chaque fois qu’on disait qu’il était en rébellion. Maintenant tout est clair et a compris que la souffrance que le peuple congolais a connue tout ce temps, c’est lui Kabila qui était derrière », a-t-il soutenu.
Joseph Kabila est désormais associé au Front pour la refondation de la nation (FRN), une coalition présentée comme regroupant des forces politiques et militaires opposées au pouvoir de Félix Tshisekedi, notamment l’AFC-M23.
À travers ces déclarations, Augustin Kabuya réaffirme les accusations de son camp contre l’ancien chef de l’État et l’exhorte à mesurer les conséquences d’un éventuel bras de fer avec Washington et la communauté internationale, dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires persistantes en RDC.
MKG

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