Ces éléments sont contenus dans une mise au point officielle rendue publique ce jeudi 22 janvier 2026 par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Cette réaction intervient à la suite du communiqué publié le 20 janvier par l’ONG Human Rights Watch (HRW), intitulé « DR Congo : Civilians in South Kivu at Serious Risk », consacré à la situation sécuritaire à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, après le retrait de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC/M23.
Pour les autorités congolaises, l’analyse de Human Rights Watch met principalement l’accent sur les risques apparus après le retrait du RDF/M23, sans toujours replacer ces événements dans le contexte plus large d’une occupation armée jugée illégale. Une occupation que le gouvernement qualifie de marquée par de graves exactions contre les civils et par une stratégie délibérée de déstabilisation, mise en œuvre avant, pendant et au moment même du retrait.
Dans sa mise au point, Kinshasa insiste sur le caractère non ordonné de ce retrait. Le gouvernement évoque au contraire un désordre prémédité, assimilable à un « chaos sciemment organisé », destiné à prolonger l’insécurité et à produire des effets résiduels durables après le départ des forces occupantes.
Les autorités congolaises rappellent que la responsabilité première de la mise en danger des populations civiles incombe au RDF/M23. Elles citent notamment l’occupation armée illégale de la ville d’Uvira, l’instrumentalisation de la peur au sein des communautés locales, les transferts forcés et déplacements contraints imposés à certains membres de la communauté Banyamulenge, ainsi que le désordre volontairement laissé lors du retrait, dans une logique persistante de déstabilisation.
« Toute tentative d’inversion, de relativisation ou de dilution de cette responsabilité ne reflète pas les faits établis et empêche une lecture équilibrée de la situation sécuritaire dans cette partie du pays», soulignent les autorités congolaises dans sa mise au point.
Le gouvernement souligne enfin que les déplacements forcés de populations plongent immédiatement les personnes concernées dans des situations d’errance prolongée, les exposant à des risques accrus pour leur sécurité, leur dignité et leur intégrité, notamment en raison de conditions de déplacement précaires et de l’absence de garanties effectives de protection.
Gloire MALUMBA.K

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