Dans un communiqué publié à l’issue de leurs échanges, les formations membres de cette plateforme d’opposition annoncent une marche pacifique à l’échelle nationale le 15 septembre prochain. La C64 justifie cette décision par ce qu’elle décrit comme une aggravation des « dérives autoritaires », la persistance d’une « rébellion contre l’ordre constitutionnel » et les menaces qui, selon elle, pèsent sur l’unité territoriale de la République démocratique du Congo.
À Kinshasa, plusieurs lieux de rassemblement devraient être déterminés avant une convergence vers le Palais du Peuple, siège du Parlement. Le mot d’ordre de la coalition est sans ambiguïté : elle entend s’opposer à toute révision ou modification de la Constitution, à l’organisation d’un référendum ainsi qu’à tout mécanisme juridique qui permettrait de contourner les dispositions constitutionnelles relatives à la limitation des mandats présidentiels.
La C64 porte une attention particulière au projet de loi relatif à l’organisation du référendum. Le renvoi de ce texte au Parlement pour une nouvelle délibération ne saurait, selon elle, être considéré comme un abandon du projet de réforme constitutionnelle. La coalition estime au contraire que cette procédure entretient les incertitudes sur les intentions du pouvoir.
Elle situe cette controverse dans un contexte particulièrement tendu, alors que la RDC reste confrontée à la guerre dans l’est du pays et à l’occupation de certaines portions de son territoire. Pour les responsables de la C64, l’ouverture d’un chantier constitutionnel dans de telles circonstances pourrait accentuer les divisions nationales et fragiliser davantage la souveraineté ainsi que l’intégrité territoriale du pays.
La coalition appelle dès lors la population à la « vigilance et à la mobilisation ». Elle présente la Constitution du 18 février 2006 comme le cadre fondamental du fonctionnement des institutions et comme le « pacte républicain » garantissant aux citoyens le libre choix de leurs dirigeants.
Pour ses dirigeants, aucune modification du texte fondamental ne doit servir à prolonger l’exercice du pouvoir au-delà des limites prévues par la Constitution. La C64 affirme ainsi vouloir faire de la défense de l’alternance démocratique l’un des principaux axes de sa nouvelle mobilisation.
La plateforme réunit notamment Martin Fayulu, de l’ECiDé, Jean-Marc Kabund, de l’Alliance pour le Changement, Moïse Katumbi, d’Ensemble, Augustin Matata, du LGD, ainsi que Delly Sesanga, de l’Envol. Tous assurent vouloir poursuivre leur combat pour l’alternance démocratique, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de la RDC.
MKG

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