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POLITIQUE

RDC : La Coalition Article 64 recadre les coulisses de sa rencontre avec Évariste Ndayishimiye

MLa Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64) a livré, ce jeudi 9 juillet 2026, à Kinshasa, sa version de la rencontre qu'elle a eue avec le président burundais et président en exercice de l'Union africaine, Évariste Ndayishimiye. Lors d'un point de presse, cette plateforme d'opposition a dénoncé ce qu'elle qualifie de « manipulations et contrevérités » entourant cette audience consacrée à la crise en République démocratique du Congo (RDC).

Les leaders de la Coalition C64, lors d'un point de presse tenu ce jeudi 09 juillet 2027, à Kinshasa, capitale de la RDC.
Les leaders de la Coalition C64, lors d'un point de presse tenu ce jeudi 09 juillet 2027, à Kinshasa, capitale de la RDC.

La coalition affirme d'emblée qu'elle n'a jamais sollicité cet entretien. Selon elle, l'initiative est venue du chef de l'État burundais, à la suite de ses échanges avec le président Félix Tshisekedi. D'après la C64, Évariste Ndayishimiye a plaidé en faveur d'un dialogue politique inclusif et de l'unité nationale comme réponses aux défis sécuritaires et à la préservation de la souveraineté de la RDC.

La plateforme estime toutefois que la crise congolaise ne peut être réduite au seul conflit armé dans l'Est du pays. À ses yeux, il s'agit d'une crise globale, à la fois militaire, sécuritaire, institutionnelle et constitutionnelle. Elle considère que les différentes initiatives de paix menées à Nairobi, Luanda, Doha ou Washington n'ont pas produit les résultats escomptés parce qu'elles auraient ignoré les causes politiques profondes de la crise.

Dans cette perspective, la C64 critique le projet de révision constitutionnelle attribué au président Félix Tshisekedi, qu'elle juge inopportun alors qu'une partie du territoire national demeure sous occupation. Avant toute perspective de dialogue, elle exige plusieurs mesures préalables : le renoncement public et définitif à toute modification de la Constitution, la libération des prisonniers politiques, l'arrêt des poursuites judiciaires qu'elle qualifie de politiques ainsi que le rétablissement des libertés publiques.

Selon la coalition, le président burundais a pris acte de ces exigences et s'est engagé à les transmettre officiellement à Félix Tshisekedi.

Enfin, la C64 a annoncé une nouvelle mobilisation populaire. Dans le prolongement de la journée « ville morte » du 3 juin et du sit-in organisé le 12 juin, elle appelle à une marche pacifique le 22 juillet en direction du Palais de la Nation. Les organisateurs affirment vouloir s'opposer à toute révision de la Constitution, défendre l'ordre constitutionnel et réclamer la démission du chef de l'État, qu'ils accusent d'avoir violé son serment constitutionnel.


MKG 

LA REDACTION

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