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POLITIQUE

RDC — Le FCC exige la levée immédiate de la suspension du parti « ATD»

La coalition de Joseph Kabila dénonce une décision « illégale » et « arbitraire » du gouvernement, après la suspension récente du PPRD, et pointe une dérive autoritaire croissante.

Équipe dirigeante de la plateforme politique de l'opposition FCC
Équipe dirigeante de la plateforme politique de l'opposition FCC




Au cœur d’une tension politique croissante, le Front Commun pour le Congo (FCC), plateforme dirigée par l’ancien président Joseph Kabila, a exigé, ce mercredi 29 octobre, la levée « immédiate et sans condition » de la suspension du parti Alliance des Travailleurs pour le Développement (ATD). Le FCC qualifie cette décision d’« illégale » et d’« arbitraire », dénonçant ce qu’il considère comme une nouvelle manifestation de la « dérive autoritaire » du pouvoir en place.

Cette mesure intervient à peine quelques heures après la suspension, tout aussi controversée, du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), autre formation majeure du FCC  une succession d’actes que la coalition assimile à un « acharnement politique » ciblant l’opposition.

Dans son communiqué, la plateforme réaffirme son « plein soutien » à l’ATD et à sa direction, saluant leur « courage exemplaire face à la peur et à la violence institutionnalisées ». Le FCC appelle ses alliés à « rester debout » et à « poursuivre leurs activités politiques dans le respect de la loi et de la Constitution ».

« Hier, le PPRD. Aujourd’hui, l’ATD. Demain, à qui le tour ? », interroge le communiqué, avant de condamner « avec la plus grande fermeté » la décision du gouvernement congolais de suspendre les activités du parti dirigé par José Makila, ancien ministre et membre influent de la coalition.

Le camp Kabila estime que ces suspensions successives traduisent « une attaque frontale contre la démocratie », « une violation délibérée de la Constitution » et « l’expression d’une panique d’un pouvoir aux abois ». Le FCC accuse en outre le régime d’« instrumentaliser la justice » et de transformer la République démocratique du Congo en « un nouvel archipel du goulag ».

« On bâillonne, on intimide, on suspend et on réprime tout ce qui n’applaudit pas le “Roi Soleil”, n’exécute pas servilement sa volonté ou ne répète pas, comme un perroquet, son discours », fustige encore la plateforme.

Le FCC dénonce par ailleurs la sanction infligée à l’ATD pour sa participation au conclave de Nairobi et pour les propos tenus par José Makila sur Top Congo FM. Selon la coalition, l’ancien ministre n’aurait fait que « pointer l’incohérence stratégique du pouvoir en place et opposer des faits à la propagande mensongère », un « crime de lèse-majesté » qui aurait provoqué la riposte gouvernementale.

Pour le FCC, cette « réaction épidermique » s’est matérialisée par un arrêté jugé « inique » suspendant l’ATD. La coalition appelle la communauté nationale et internationale à constater la « dérive autoritaire » et la « consolidation progressive d’une dictature » en République démocratique du Congo.

« Ni les suspensions, ni la répression, ni aucune autre forme d’intimidation ne viendront à bout de la volonté d’un peuple de vivre libre, dans un État de droit et démocratique. Qu’ils le veuillent ou non, il en sera ainsi dans ce beau et grand pays, la gâchette de l’Afrique », conclut le communiqué.


Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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