Invité de l’émission « Dialogue entre Congolais » sur Radio Okapi, où il répondait aux questions des auditeurs, Patrick Muyaya a estimé que l’engagement de Joseph Kabila au sein du FRN visait avant tout à dédouaner le Rwanda de sa responsabilité dans le conflit en République démocratique du Congo (RDC). Selon lui, cette démarche cherche à faire en sorte que Kigali cesse d’être considéré comme un pays agresseur. « Sa présence ne peut nullement transformer cette agression venue du Rwanda en une rébellion congolaise », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que « les troupes sont rwandaises » et que « les armes sont aussi rwandaises ».
Une référence constitutionnelle jugée contradictoire
Le ministre a également dénoncé ce qu’il considère comme une contradiction dans le recours à l’article 64 de la Constitution, qui consacre le devoir de tout Congolais de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions constitutionnelles. Patrick Muyaya estime que cette disposition est invoquée dans une démarche qui vise, selon lui, à « tuer » la Constitution.
Pour étayer son argumentation, il a établi un parallèle avec l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), qui avait suspendu la Constitution après son arrivée au pouvoir en 1997. « Ils feront la même chose », a-t-il prédit.
Une annonce « sans surprise » pour Kinshasa
Patrick Muyaya a enfin assuré que l’officialisation du rôle de Joseph Kabila au sein du FRN n’avait pas surpris les autorités congolaises. Selon le porte-parole du gouvernement, le président Félix Tshisekedi avait déjà désigné l’ancien chef de l’État, en août 2024 puis en février 2025, comme le véritable « patron » de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du Mouvement du 23 mars (M23).
Labora

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