Ce rappel intervient dans un contexte où des préoccupations ont été soulevées concernant la contamination des chaînes d'approvisionnement des entités de traitement. « Ces entités sont censées s'approvisionner auprès de coopératives dans les zones d'exploitation artisanale, mais des informations indiquent qu'elles reçoivent des minéraux de sources non autorisées », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’assainir ces activités.
Marcellin Paluku a également précisé l'objectif de l'arrêté : réaliser un audit rapide pour déceler les sources d'approvisionnement des entités de traitement, notamment dans le secteur du cuivre et du cobalt, principalement situé dans la province du Grand Katanga. « L'idée est de s'assurer que chaque acteur respecte les règles et contribue à un environnement de travail sûr », a-t-il ajouté.
De plus, le ministre a identifié 64 zones d'exploitation artisanale représentant environ 1000 hectares, dont les travaux de viabilisation sont déjà en cours. « Nous devons nous assurer que ces espaces de travail sont viables pour les artisans », a-t-il précisé, soulignant que le financement de ces travaux est pris en charge par le fonds minier.
**Sécurisation des Activités Artisanales**
L'accent a également été mis sur la nécessité de renforcer la gouvernance au sein des coopératives et des entités de traitement. Suite à plusieurs accidents malheureux survenus ces dernières semaines, le ministre a réagi en indiquant que « des mesures d'encadrement doivent être respectées pour garantir la sécurité des travailleurs ».
« Les artisans doivent être soutenus dans cette démarche. Beaucoup d'entre eux sont souvent sous-payés ou trompés sur la valeur réelle des minéraux qu'ils produisent. Ce contrôle vise à protéger leurs intérêts », a souligné le directeur du cabinet.
Il a également rappelé que le service spécialisé du ministère, Saïma P, joue un rôle essentiel dans l'encadrement des activités minières artisanales et s’assure que les mesures de sécurité sont respectées, y compris la couverture d'assurance pour les artisans en cas d'accidents.
Le directeur adjoint a appelé à une compréhension claire de la mesure : « Le ministre n’a pas suspendu l’exploitation artisanale, mais seulement les activités de traitement, afin de faciliter un meilleur assainissement des chaînes d'approvisionnement et d'assurer la sécurité de tous. »
Ces clarifications visent à dissiper toute confusion autour de l'arrêté et à rassurer les acteurs du secteur artisanal que des efforts sont en cours pour améliorer leur situation et garantir un cadre de travail sécurisé.
N. Samuel

26°C


Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!