Dans une déclaration publiée sur ses comptes sociaux, le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé) dit avoir découvert « avec stupéfaction » ce texte signé conjointement par les ministères des Finances et de l’Économie numérique.
Au centre de ses critiques figurent les montants jugés excessifs de certains droits d’autorisation imposés aux acteurs du secteur numérique. « Soumettre des startups, parfois encore sans aucun revenu, à des droits d’autorisation pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars est une aberration économique », dénonce Martin Fayulu.
Selon l’opposant, cette mesure risque de ralentir l’essor de l’innovation locale, de décourager les jeunes entrepreneurs et de favoriser davantage le recours à l’informel. Dans un contexte marqué par un chômage élevé des jeunes, l’État devrait plutôt, estime-t-il, mettre en place un environnement propice au développement des initiatives innovantes, à la création d’emplois et à la croissance de l’économie numérique.
Martin Fayulu juge également que cette décision est en contradiction avec les ambitions affichées par les autorités en matière de transformation numérique. « La RDC ne peut pas prétendre promouvoir l’économie numérique tout en adoptant des mesures contraires à l’esprit du Startup Act », affirme-t-il, tout en renouvelant son soutien aux entrepreneurs et aux innovateurs congolais.
Le gouvernement défend sa démarche
En réponse aux critiques, le ministère de l’Économie numérique a tenu à rassurer les acteurs du secteur et l’opinion publique. Dans un communiqué publié samedi 1er août, il affirme que l’arrêté interministériel n°015/CAB/MIN/EN/AKIM/MLNS/EME/ALM/2026 et n°CAB/MIN/FINANCES/2026/096 du 20 juillet 2026 ne remet pas en cause l’engagement du gouvernement en faveur de l’entrepreneuriat congolais.
Le ministère rappelle que cette orientation est consacrée par l’article 384 du Code du numérique, qui prévoit que « les startups du numérique ayant le statut d’entreprenant sont éligibles aux avantages fiscaux, parafiscaux, douaniers et de change prévus par la législation relative à l’entrepreneuriat et aux startups ».
Les autorités précisent par ailleurs que les dispositions spécifiques applicables aux startups congolaises seront prochainement définies à travers les mesures d’application de l’ordonnance-loi n°22/030 du 8 septembre 2022 portant promotion de l’entrepreneuriat et des startups.
MKG

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